1. Le cadre légal : ce qu'un étranger peut (vraiment) posséder
La règle de base est simple : un étranger ne peut pas détenir de terrain thaïlandais en nom propre. Tout le reste est affaire de structure. Trois voies légales dominent le marché des villas : le leasehold — un bail enregistré de 30 ans au Land Office, renouvelable contractuellement, qui sécurise votre usage exclusif du terrain ; la propriété des constructions — les murs de la villa peuvent, eux, être détenus en pleine propriété à votre nom, en combinaison avec le bail sur le terrain ; et la société thaïlandaise (Co., Ltd.), pertinente uniquement pour les projets avec véritable activité économique, et qui doit être structurée rigoureusement pour être solide.
Le choix entre ces montages dépend de votre projet (usage personnel, location, revente visée), de votre horizon et de votre situation patrimoniale. C'est la première conversation à avoir avec un avocat indépendant — indépendant signifiant : qui ne travaille ni pour le vendeur, ni pour le promoteur.